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About Guerrilla Funk
Guerrilla Funk Recordings and Filmworks, LLC (GFR) produces original hard truth music and film projects. It serves as a vehicle for those who are unable - not because of lack of talent or relevance - to be heard in America's apolitical entertainment climate. With over 5 million records sold independently since its inception, GFR continues to enlighten and inspire. Please support the message & tell a friend!


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Sonic Jihad

By www.90bpm.net, France


Avec le climat politique actuel, il n’est pas surprenant de voir le Black Panther Emcee Paris sortir de sa tanière. Après une absence discographique de plus de 4 ans, le mc d’Oakland amorce son retour ô combien percutant avec "Sonic Jihad".


Avant de rentrer dans le vif du sujet, revenons un instant sur la carrière du bonhomme. Influencé par les textes militants de Chuck D, ce rappeur militant sort en 1989 son premier Lp intitulé "The Devil Made Me Do It". N’y allant pas de main morte aux niveau lyrics, il fusille le gouvernement blanc des Etats-Unis et rappe au nom des Black Panthers. Le premier gros coup de pied dans la fourmilière interviendra en 1992 (période électorale Us) avec la sortie de son 2e opus " Sleeping With The Enemy" dont le titre phare est le classique "Bush Killa", sorte de track imaginaire dans lequel il assassine le président sortant. La consécration viendra en 1994 avec l’album "Guerilla Funk". Au même titre que "The Chronic" de Dre sorti 2 ans plus tôt, cet album reste indémodable et visionnaire autant au niveau des testes que des beats. Après le méconnu "Unleashed" sorti 1998, Paris revient avec "Sonic Jihad". La pochette frappe immédiatement. Un avion se dirigeant droit vers la maison blanche. Le fils de l’autre est clairement visé. La pochette est un remake du " Bush Killa" version 2003 : Paris n’a rien perdu de sa verve "non-patriotique", pour employer les mots des critiques suscitées par la pochette.


Le come-back de ce rappeur militant et engagé dans la veine de Public Enemy, Dead Prez, Kam, Azeem ou 2Mex, l’audace et le courage de lancer un tel opus dans les circonstances actuelles est une belle reussite. Le style reste le même, la recette n'a pas changé, les instrus résoluments funk et P-funk et les lyrics assassins. Un flow ressemblant à celui d’un Rakim ou d’un Ice Cube à ses débuts et des propos incisifs autour de l’establishment, du Sida aux médias, du 11 septembre, de la police ("Field Nigga Boogie") des guerres ainsi et de la communauté black-américaine (des violences policières à la pauvreté sur "How we do" notamment). "Sheep To The Slaughter" pointe du doigt le fait que les populations se font contrôler par les médias de masse (d’où le titre en référence au mouton). Dead prez sont invités sur " Tear Shit Up" ainsi que sur "Freedom" attaque en règle du gouvernement Bush. Public Enemy est convié sur le remix. Sur le track "AWOL", Paris se met dans la peau d’un soldat enrôlé dans l’armée américaine qui au début se laisse emporter par la fibre patriotique puis qui se demande peu à peu pourquoi il doit tuer son ennemi et dans quel but précis.


Cet opus ressemble beaucoup à ceux de Public Enemy, un message parfois radical, toujours militant et souvent salutaire qui mérite qu'on prête une attention particulière aux textes. Paris est resté fidèle à lui-meme. Si vous voulez un album qui dérange l’opinion publique, qui prend les médias à contre-sens, procurez-vous d'urgence "Sonic Jihad".